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Les règles de la montagne(ou comment skier librement sans finir devant un juge)À la montagne, tout paraît léger : la neige, l’air, les conversations en terrasse. Les règles, elles, ne le son

LES RÈGLES DU SKI (pas facultatif!)

(ou comment skier librement sans finir devant un juge)



À la montagne, tout paraît léger : la neige, l’air, les conversations en terrasse. Les règles, elles, ne le sont pas. Contrairement à une idée reçue, les règles du ski sont obligatoires. Les ignorer peut mener à des amendes salées, à une responsabilité civile, et, dans les cas graves, à des condamnations pénales, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui. L’élégance a donc aussi une dimension juridique.


1. La priorité est à celui qui est en aval.

Il ne vous voit pas. Vous, si. Le droit adore l’anticipation.


2. On maîtrise sa vitesse.

La liberté n’excuse jamais l’imprudence. En montagne comme ailleurs.


3. On dépasse avec largeur et visibilité.

Le style, oui. La surprise, non.


4. On s’arrête avec discernement.

Jamais à un endroit non visible. La neige n’absorbe pas l’irresponsabilité.


5. On remonte ou descend à pied sur le côté.

La piste n’est pas un lieu de flânerie contemplative.


6. On respecte la signalisation.

Les couleurs ne sont pas décoratives. Elles sont préventives — et opposables.


7. En cas d’accident, on s’arrête et on porte assistance.

La solidarité n’est pas optionnelle.


8. On décline son identité.

La courtoisie est aussi une obligation.


Ces règles, reconnues et diffusées par la Fédération Internationale de Ski, relèvent du droit du sport international. On parle de soft law, certes — mais d’un soft law à effets très concrets, fondé sur la sécurité et largement repris par les tribunaux et les autorités locales.


En résumé : à la montagne, on peut être audacieux, jamais négligent. Le vrai chic, skis aux pieds, c’est de rentrer entier… et juridiquement irréprochable.



 
 
 

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